Samedi 31 Juillet 2010
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- DUALISME :
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La mentalité idéologique du monde est divisée entre le Bien (la paix) et le Mal (la guerre). Adepte de l’idéologie et de l’idéalisme qui refuse toute évolution biologique, naturelle, et le progrès authentique, qui croit à la puissance des idées : « Justifie toutes les entreprises de l’idéologue sur le réel » (Camus). La notion du bien et du mal fausse l’esprit conditionné, fabriqué par des pensées qui dépendent de l’imagination, puisque le bien est une joie, une confiance, une harmonie, un enthousiasme : la paix ; et le mal est une crainte, une douleur, un désordre, une insouciance : la guerre. Ce sont des représentations intellectuelles, non des connaissances qui concernent l’affectivité ou l’action. Ce sont des clauses d’idéaliste toutes faites, inventées, qui déterminent le bien et le mal, qui n’ont aucune utilité vitale et qui de plus corrompent le moral. La dualité est provoquée par la manifestation de la dépendance imaginaire : « Alors s’établit en moi une lutte ou plutôt une dualité qui a été le secret de toutes mes opinions » (Renan). Ce que la dualité nous laisse percevoir nous hante, puis nous la traduisons en haine pour la projeter contre nous-mêmes et nos semblables. Dans les moments de guerre, je veux bien la paix, mais si je ne tue pas mon ennemi, c’est lui qui me tuera en tant qu’ennemi. C’est ce dilemme néoprimitif qui conduit à la même conclusion : entretenir la guerre, c’est faire la paix. En fait, la dualité, c’est employer alternativement la douceur par la ruse, le bien, et la violence par la force, le mal. Le dualisme sectaire (religion ou secte) affronte le génie du bien (dieux) et celui du mal (Satan). Le dualisme philosophique n’a pas des personnes divines et vivantes, mais plutôt des essences : l’esprit et la matière ; l’esprit cause des perfections et la matière origine de ses imperfections. Contrairement au principe dualiste qui contient deux principes opposés, le bien et le mal, le dualisme politique a une multitude de partis opposés.
L’amour est opposé au dualisme, puisque la dualité ne coexiste pas dans l’esprit d’un Être vivant naturellement constitué, de manière biologique. De surcroît, dans le monde de la vie naturelle, le bien et le mal ne sont pas opposés, ils sont une unité comportementale, une faculté d’orientation biologique. Explication : l’amour est l’art d’aimer et l’art de sécuriser. L’art d’aimer est le bien, ce qui est donné ou reçu, c’est un état affectif (de plaisir ou de douleur quand il y a privation ou risque (par exemple, une personne ne se sent pas aimée par l’être qui lui est cher, elle reçoit la douleur. L’antilope ne se sent pas aimée par le lion, elle perçoit le danger)) ; l’art de sécuriser est le mal, ce qui est porté contre l’adversaire, c’est la légitime défense. Donc la mentalité biologique est une unité, une synergie, une symbiose, une autodéfense, une immunité, non une dualité.
Copyright 2005. Nicolas Jean-Antoine Sénia. Soyaux – France.
Voir aussi :
PARADOXE,
PHILOSOPHIE,
ÉTHIQUE
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Nicolas Jean-Antoine Sénia
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