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- CON :
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Synonyme d’ignorant, de je-m’en-foutiste, d’indifférent, d’imbécile, de néoprimitif, de malade mental préfabriqué et qui sert de bouc émissaire. Qui reçoit des ordres imbéciles de la dépendance imaginaire et sur lequel elle fait retomber tous les torts. Un con est un malade mental préfabriqué par la dépendance de l’imagination et qui se considère comme une personne importante. En règle générale un con c’est quelqu’un qui se pourrit la vie et qui pourrit également celle de ses semblables. Malheureusement, on trouve les cons qui, malgré eux, le sont, et les cons qui simulent.
Aussi, il y a trois genres de cons qui simulent :
Primo, il y a des gens qui font les cons par nécessité, souvent pour se protéger des cons.
Secundo, il y a ceux qui font les cons par lâcheté, pour échapper à un devoir.
Tertio, il y a aussi les cons qui combinent nécessité et lâcheté.
Autrement dit, un con est un simulateur, il n’est toutefois pas nuisible dans tous les cas. Puisqu’il y a celui qui fait le con pour se protéger des cons. Mais les plus dangereux (ou nuisibles) sont les lâches qui font les cons pour ne pas accomplir une tâche collective et profiter de tous (c’est le petit démerdard) ; et ceux qui utilisent ces deux systèmes, le moyen de se protéger et la lâcheté contre l’homme et le citoyen (pour exercer les grands moyens de la cupidité).
Il y a finalement le vrai con, celui qui ne simule pas.
Il y a le vrai con, celui qui prend les autres pour des cons sans se douter que le con c’est lui. Par exemple, agir à la manière de quelqu’un qui ne comprend pas une situation, qui débine une personne qui lui voulait du bien et qui se sentira con lorsqu’il s’apercevra qu’il n’avait rien compris : « Les vieux cons ne sont jamais que de jeunes imbéciles qui ne se sont pas améliorés avec le temps » (Jean Amadou).
Un véritable con n’a pas de parole, c’est un falsificateur, un mauvais joueur, qui abuse les autres en ne se conformant pas aux valeurs établies, aux usages réciproques de la loyauté. Ainsi, celui qui sait ce qu’il fait en feignant l’ignorance est un con, un malhonnête. Le tricheur a l’objectif de calculer pour mentir de manière consciente et cherche par mauvaise foi à éviter habilement une attaque ou l’obstacle une fois pris en flagrant délit ; en répliquant aussitôt : mais ne vous fâchez pas, ne le prenez pas sur ce ton, je plaisantais, ne prenez pas ce que j’ai dit au premier degré (il emploie toutes les ruses du fuyant, du lâche, du cupide, du voleur… du malade mental préfabriqué). Moralité : « Tant que la victime ne se doute de rien, le mensonge passe pour une vérité ; à l’inverse, quand cette même victime se défend, l’hypocrite prétend qu’il ne l’avait pas fait volontairement. »
Bien entendu, la définition qui caractérise le con dans son comportement fabriqué n’est pas limitée au mode d’explication qui vient d’être décrit.
Cette attitude du con qui simule est très convoitée et encouragée par la médiatisation publicitaire (pédagogie capitaliste), les annonces passent de manière anodine ou sous la forme de l’humour qui dépend de l’imagination comme s’il s’agissait d’un état naturel. Ainsi le comique contrefait est une mode de con, elle donne l’impression de casser l’austérité du sérieux, mais sans laisser apercevoir qu’elle cède la place à l’imbécillité ; en prenant l’habitude d’être con en riant, on finit par être con sérieusement, sans s’en rendre compte : « La première fois, quand on commet une gaffe, on comprend qu'il s'agit d'une erreur, la deuxième fois, si l’on recommence c'est que l’on est un con. » (Michaël Sénia). Voilà comment en utilisant l’humour de manière bénigne et imbécile on éduque la masse à devenir con ou malade mental préfabriqué, à son insu.
C’est bien sous cette forme particulière que revêt l’accomplissement de l’habitude, que l’on a fait à force de répéter ces actes imbéciles pendant des décennies, que l’on a fini par construire un héritage héréditaire de la maladie mentale préfabriquée. Ainsi, contrairement à ce que l’on peut croire, l’homme moderne n’a jamais évolué jusqu’à nous de manière biologique, sa mutation s’est prolongée de façon idéologique, laquelle a provoqué la manifestation du matérialisme, d’où est né le néoprimitif. Or, au XXIe siècle notre société dite « civilisée » est toujours dans un état d’esprit primitif, où seul le développement de l’apparence matérialiste dissimule en vain cet esprit archaïsant qui dépend de l’imagination sans que nul ne s’en doute et qui n’a pas bougé depuis le début de l’âge primaire.
Copyright 2005. Nicolas Jean-Antoine Sénia. Soyaux – France.
Voir aussi :
IMBÉCILE,
MALADIE MENTALE,
DÉPENDANCE DE L’IMAGINATION,
SCHIZOPHRÈNE,
NÉOPRIMITIF
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Nicolas Jean-Antoine Sénia
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