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- AMOUR :
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D’abord et avant tout, il ne faut surtout pas confondre l’amour philosophique ou religieux et l’amour biologique et naturel dont il est question ici. L’amour biologique rappelle d’une manière innée et sans apprentissage les souvenirs de ses facultés oubliées, il est notre pouvoir foncier. À l’opposé l’amour philosophique ou religieux est une doctrine idéaliste qui conditionne le caractère et la conduite de l’homme par l’enseignement de la foi, qui a le pouvoir sur ses comportements et le met dans l’impossibilité d’agir de manière psychique et naturelle de lui-même.
Avant d’aimer et de sécuriser les autres ou autrui, il est indispensable de se reconnaître au sens fort, « AMOUR », de passer par soi, c’est-à-dire qu’il faut d’abord « ÊTRE » : j’existe par amour, donc je suis, puisque je m’aime et je me sécurise moi-même. C’est cette réciprocité que nous devons nous transmettre de manière interactive afin de cohabiter en synergie et de vivre en symbiose. Amour est une « exigence vitale », qui veut dire aimer, sécuriser, créer et conserver la vie, ce qui signifie exister, « Être » vivant. Ainsi, « Être » vivant, c’est exister, je comprends et je sais à partir de quoi mon existence existe : à partir de l’amour. L’amour manifeste par lui-même qu’il est une puissance sensible, une énergie biologique. Ainsi, ce qui existe ne nous donne pas le sentiment que son existence surgit du néant, puisque le néant n’a pas de densité, n’est rien et par définition n’est ni ombre ni lumière. Pourtant, l’amour sait éclairer et pénétrer dans le néant d’où il fait naître l’existence des Êtres et des choses. Moins nous nous contrôlons par amour et moins nous sommes attentionnés à nous-même par amour, plus nous nous éloignons du privilège de la longévité que l’amour nous concède : « Il faut être très patient pour vivre très longtemps, jeune et heureux. »
L’amour est la boussole de notre outil sensoriel, le sentiment, et de notre outil conceptuel, l’imagination. Il est l’hypocentre de tout Être vivant psychosomatiquement et naturellement constitué, le foyer de la santé mentale biologique, l’activité de la fonction cérébrale des profondeurs. L’amour est la vue affective, l’état biologique suprême de l’intelligence, le point culminant qui permet de se sentir exister, d’être présent en soi-même. Il est la lucidité universelle, la demeure de l’âme, le cœur de notre affectif, la vie, la liberté, l’instinct de la vie. L’amour est le savoir-vivre : l’art de réussir sa vie, le cœur est le savoir-faire : l’art de bien diriger sa vie — il est notre système d’orientation. L’amour est la norme d’un état biologique et naturel, la dignité de l’homme sage, la conscience en soi ; la faculté de régenter sa personnalité, le maître à bord, le gouverneur en soi, l’état d’Être, le moi souverain, le « je suis » décideur est notre première personnalité, le cours de sa vie. L’amour est cette énergie d’attraction biologique interactive inséparable que nous avons en nous et pour nos semblables. Quand l’amour n’est pas en soi, on ne peut ni l’accorder aux autres, aux ami(e)s, ni le communiquer dans le couple, en famille, aux Êtres chers, enfants, parents. De plus, quand l’amour n’est pas en soi, la personne est biologiquement absente et mentalement elle dépend de l’imagination. Observez le caractère animal de l’homme et des animaux, leurs comportements biologiques sont synchrones, et leurs coutumes extérieures sont conformes aux activités intérieures de l’amour. L’amour appartient à notre identité biologique, il est l’estime de soi, le processus qui octroie l’amélioration permanente pour lutter dans la vie, et qui est unique en soi (c’est un privilège de la vie), en notre propre personne. De plus, le soi est un don qui biologiquement peut se transmettre de génération en génération de manière génétique et aussi par des accoutumances spécifiques à l’homme sage. L’amour de soi est opposé à l’orgueil pathologique et à la misanthropie.
L’amour est victime de l’esprit néoprimitif, de sa folie, de sa haine. Au-delà de ces références historiques de principe philosophique, et associée à la psychologie, la philosophie traduit en symboles idéologiques les notions biologiques de l’amour en plusieurs versions modernes dans l’esprit humain, sans tenir compte de notre atavisme animal. Elle attribue à l’amour une définition qui altère les vertus du droit biologique, notre faculté de percevoir le bien (l’art d’aimer), le mal (l’art de sécuriser) et le propre du soi (l’art de se régenter) ; lesquels sont les facultés du langage animal traduits, en langage humain : pour saisir le bien, il est nécessaire de distinguer le mal et la folie (la haine, le néoprimitivisme) : « Celui qui connaît le langage de l’univers détiendra la clef des mondes. Tous les Êtres de l’univers parlent le même langage » (Paulo Cœlho). D’une manière générale, l’amour est déformé par des sens doctrinaux qui nous dirigent sur une voie unique, inconnue et qui ne concerne pas la fonction de la vie ; qui nous éloignent de notre origine, notre conscience organisée, notre instinct directionnel, l’autorité biologique de l’amour, notre régent, notre pouvoir suprême de percevoir, de sentir, de lutter, de quérir, de créer — qui sont les repères, les coutumes, les usages de la vie. L’amour n’appartient ni à la psychologie, ni à la philosophie, ni à la politique, ni à la religion : “l’amour est un état biologique, non un dogme.” Sans l’amour on ne peut ni créer ni élever la vie, puisque tous les bébés (humains ou animaux) ne survivraient ni à l’indifférence, ni à la maltraitance, ni à la souffrance, ni à l’abandon : « La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour » (André Gide).
L’amour et la sexualité ne sont pas synonymes. L’amour est l’Art de régenter, d’aimer et de sécuriser. L’« AMOUR » est le soi-même, l’autorité biologique de la personne, le régent et le gouverneur du cerveau, il est le directeur instinctuel de toutes les facultés psychiques, intellectuelles et intelligentes : il régit la symbiose du cerveau.
L'amour est le statut — la justice biologique — des êtres vivants. L'amour est comme le temps, il est inaltérable, insécable et absolu. Quelqu'un de riche ne peut défendre que ses richesses, quelqu'un de pauvre n'a rien à défendre. Pour découvrir l'amour observez les animaux et leurs petits (leurs richesses) ; tentez seulement de les approcher et vous comprendrez le sens qu'a l'amour (leur sécurité) ! C'est ce repère biologique (don de la vie oublié) que la plupart des hommes ont désappris.
Copyright 2005. Nicolas Jean-Antoine Sénia. Soyaux – France.
Voir aussi :
AUTODIDACTE,
AUTOGÈNE,
DROIT BIOLOGIQUE,
SENS,
AIMER,
VIE,
AMITIÉ AUTHENTIQUE,
SEXUALITÉ,
ÂME,
INTELLIGENCE SYMPATHIQUE,
INSTINCT NATUREL,
ÉTAT D’ÂME,
SANTÉ,
LAÏCITÉ,
ORPHELIN,
COUPLE,
FRÉQUENTATIF,
DÉTECTEUR DE MENSONGE BIOLOGIQUE,
RETOUR (DONNER EN),
DUALISME,
VUE AFFECTIVE,
VUE DE L’ESPRIT,
AMANT,
NÉANT,
NAISSANCE,
FOI,
CONSCIENCE
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Nicolas Jean-Antoine Sénia
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