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Ateliers de l’Amitié Authentique
QU’EST-CE QUE L’ESSENTIEL DE LA VIE HUMAINE ?
Toutes les nécessités du premier genre.
ÉCHELLE DES NÉCESSITÉS La plupart des gens ont des connaissances extrêmement étendues et variées, ils savent beaucoup de choses, font beaucoup de choses, possèdent beaucoup d’argent et beaucoup de choses, sauf l’essentiel. Un homme vient de gagner un milliard à la loterie, l’argent est tout pour lui, il semble être très heureux. Malheureusement, dans un accident de voiture, il vient de perdre sa femme, ses enfants, ses parents et lui est paralytique. C’est seulement à cet instant qu’il comprend que l’argent est secondaire et n’est pas tout pour lui. Cette histoire invraisemblable sert uniquement à faire réfléchir et à se poser la question : « Faut-il attendre les mauvais jours, les moments douloureux de sa vie pour comprendre l’échelle des nécessités et construire sa vie pour la vivre pleinement ? » PREMIER EXEMPLE La généralité des endettements provient des personnes qui ignorent ce qu’est l’« essentiel » puisqu’elles achètent par caprice, par passion ou par orgueil pathologique, pour frimer, pour se faire valoir aux yeux des autres. Ce manque de connaissance de l’« essentiel » fait agir les ignorants de manière extrême : soit ils ne dépensent plus d’argent, ils sont fortunés mais ils vivent comme des misérables ou bien ils sont dépensiers à outrance, ils se ruinent et végètent dans l’ennui permanent. DEUXIÈME EXEMPLE Dans la vie amicale, privée, sociale et professionnelle, quand on va à la recherche de la solidarité humaine, on rencontre généralement deux types de comportements chez les partenaires hommes ou femmes. Ainsi, les uns vont à sens unique, ils changent souvent leurs connaissances parce qu’ils n’arrivent pas à les dominer comme ils le souhaitent ; les autres remplacent constamment leurs fréquentations parce qu’ils n’arrivent pas à construire une association réciproque durable où il n’y a ni dominé ni dominant. Ainsi, pour contrôler ses comportements, il est indispensable de savoir ce qu’est l’« essentiel » de la vie. Ou quels sont les deux genres d’exigence vitale : L’échelle des nécessités.
Toutes les nécessités du deuxième genre
Comment reconnaître le besoin dans sa capacité globale ? Le primitif est borgne, il fonctionne uniquement avec le sentiment, avec 50 % de son cerveau, et il ignore l’imagination, les autres 50 % de son cerveau. Le néoprimitif est aveugle, il dépend exclusivement de l’imagination, 100 % de son cerveau est esclave. L’homme sage est lucide, son cerveau est naturellement constitué puisqu’il est mentalement équilibré (de manière affectif et objectif), il évolue biologiquement, d’un côté, 50 % du cerveau, le sentiment, est son outil sensoriel, de l’autre côté, 50 % du cerveau, l’imagination, est son outil conceptuel. L’homme sage ne dépend ni des sentiments ni des imaginations, lesquels sont subordonnés au régent de soi, qui est l’autorité biologique de l’amour. De plus, pour utiliser l’essentiel, il est nécessaire de le reconnaître afin de s’en servir en priorité. Ainsi, nous devons savoir que le besoin appartient à deux groupes : d’abord, la nécessité du premier genre, tous les besoins vitaux sont toujours prioritaires ; ensuite, la nécessité du deuxième genre, tous les besoins d’équipement matériels passent toujours après les premières nécessités. » Primo, dans l’évolution biologique l’« essentiel » constitue la substance du besoin de l’être vivant — dans l’ordre des privilèges l’exigence née de la vie naturelle est toujours la première du rang. Elle est le centre d’intérêt biologique ou la nécessité du premier genre (la jouissance de la vie) : l’amour de soi (qui est l’autorité de la personne), l’Amitié Authentique (la fraternité, la famille), l’agriculture et la santé biologique (la longévité sans complication)… Ce sont des aptitudes capitales et constantes. Secundo, dans le progrès humain l’« essentiel » constitue également la substance de l’ambition humaine — dans l’ordre des attributions la volonté née de la vie humaine est toujours la deuxième du rang. Elle est le centre d’intérêt de l’homme ou la nécessité du deuxième genre (la réjouissance humaine) : assurance financière (moyen), équipement et confort matériel, divertissements, activités, loisirs, sorties, voyages... Ce sont des aptitudes superfétatoires ou supplétives et variables. En abolissant simultanément tout ce qui est nuisible ou inutile et qui appartient à la généalogie de la dépendance imaginaire : « La coutume de l’idiotie : mettre "la charrue avant les bœufs". Pire encore, quand l’inutile passe en priorité en sacrifiant l’essentiel, qui devrait être fait d’abord, mais qui est totalement désappris, ignoré. » Pour vivre en symbiose interhumaine il est indispensable d’équilibrer jouissance et réjouissance. Mais il suffit qu’une seule de ces obligations manque ou ne respecte pas les prérogatives du processus chronologique des aptitudes capitales et des aptitudes supplétives pour que soit provoqué l’échec de la vie naturelle, personnelle, privée, sociale, professionnelle. Ceux qui vendent la peau de l’ours avant de l’avoir tué sont comme ceux qui mettent la charrue devant les bœufs, ils ne respectent pas mieux l’usage des privilèges de la vie ni les valeurs de l’œuvre des hommes ; parce qu’ils sont néoprimitifs, ils n’appliquent pas les préséances des nécessités du premier genre en priorité, ensuite, celles des nécessités du deuxième genre. CONCLUSION Il est très important de ne pas confondre le bonheur et le plaisir. Le bonheur est ce qui est tiré de la jouissance (de l’amour, de la santé biologique, de la famille), il appartient à la « Nécessité du premier genre ». Le plaisir est ce qui est retiré de la réjouissance (la fête, le confort financier et matériel), il concerne la « Nécessité du deuxième genre ». La santé biologique est un sentiment, le bonheur suprême, l’argent ou le matériel est un intérêt, le bonheur mineur, et la dépendance de l’imagination, qui englobe la puissance de toutes les dépendances censées distribuer le bonheur, est une passion, le bonheur trompeur. Ne pas confondre richesse (valeur) et fortune (superfétatoire) ; ainsi, l’argent sans la valeur est quelque chose d’inutile. La richesse est tout ce que l’amour nous octroie ; les éléments naturels, la vie, la santé biologique, la longévité tranquille et heureuse ; la fortune est tout ce que nous nous procurons de manière superfétatoire : l’argent et l’équipement matériel. La richesse appartient aux nécessités du premier genre, la fortune concerne les nécessités du deuxième genre. Réussite exceptionnelle Des questions à nous poser sur cet article ? Discutez-en sur le forum !; Copyright 2005. Nicolas Jean-Antoine Sénia. Soyaux – France.
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