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Comment est né le néoprimitivisme ?La vieille histoire naturelle de l’homme nous dévoile : « Qu’il y a plusieurs milliers d’années les hommes vivaient paisiblement dans la démocratie biologique digne du règne naturel, ils étaient tous primitifs, sociaux, indépendants, à égalité de mérite et fraternels ou solidaires ; ils respectaient mutuellement — l’autorité biologique de l’amour — le statut de l’homme, le représentant de l’espèce humaine, et ils jouissaient mutuellement du sentiment, l’outil sensoriel, conduits par l’amour de soi, à leur insu.
Le monde des sectes est synonyme de néoprimitivisme et de Schizophrénie organisée. (© Kirill Zdorov - Fotolia.com)
Ensuite, un nouveau mode de vie a débuté et il s’est dissocié du monde naturel quand l’homme a découvert le balbutiement de la conscience de l’imagination (mère de la philosophie), laquelle a dépouillé l’homme de tous ses pouvoirs d’orientation biologique ; d’où la dérivation du primitif vers le néoprimitif, et non vers l’évolution intellectuelle. Donc, tous les repères d’orientation naturelle ont été systématiquement détournés et remplacés par la domination d’un monarque (un schizophrène, un faussaire biologique) ; lequel a déclenché la réaction en chaîne de la peur, ajoutée à celle de l’ignorance, d’où l’invention de la mystification du cerveau esclave ; lequel a accepté (sans sa pensée analytique) tous les fantasmes qui séduisent, toutes les productions de l’imagination par laquelle il cherche par orgueil pathologique à échapper à l’emprise de la réalité ou plutôt à celle de son origine animale. Il ne faut surtout pas renier nos origines, c’est là où demeure le commandant à bord de soi, tous nos repères et nos outils biologiques ; l’homme est un animal qui se dit supérieur (malheureusement, c’est un animal domestique (dépendant de l’imagination)), mais n’empêche que le caractère animal subsiste en nous ; aussi, tant que l’amour de soi n’est pas reconnu en notre propre personne nous ne pouvons pas libérer notre cerveau esclave, nous ne pouvons pas lui restituer ses outils intelligents ni rétablir son pouvoir intellectuel. Le paradoxe du néoprimitif est le comble de sa difficulté, d’être un néoprimitif tout en désapprouvant qu’il en est un, et de surcroît de condamner le néoprimitif, il fait l’autruche, il refuse de sortir de cet état d’esprit étroit. C’est la raison pour laquelle il ne peut pas corriger sa mentalité, puisqu’il se borne à ne pas reconnaître l’orgueil pathologique en lui, qui se substitue à l’amour de soi. Ainsi, l’homme a perdu tous ses repères d’orientation biologiques pour dépendre de l’imagination, laquelle nous dirige avec la généalogie de la haine ; opposée à la généalogie de l’amour de soi, lequel nous concède tous les pouvoirs naturels de régenter et de gouverner, nous-même, notre indépendance imaginaire, l’outil conceptuel associé à l’indépendance de notre sentiment, l’outil sensoriel.
Donc, au lieu d’évoluer naturellement, avec l’amour de soi, la symbiose du cerveau libre, qui dispose la synergie du sentiment, l’outil sensoriel, et de l’imagination, l’outil conceptuel, les hommes ont été captivés par l’imagination (la magie, le rêve permanent, les illusions, etc.). Ainsi, les choses ont commencé à se gâter, séduits par le fantasme (le surnaturel), les hommes ont abandonné tous les repères naturels, et changé de direction ; puis, la fatalité les a orientés vers une attitude régie par un esprit divin, qui progressivement les a éloignés de l’origine de la vie, ils se sont convertis au néoprimitivisme. Malheureusement, le pouvoir de la symbiose humaine a été conquis par — des mystifications — des moyens illégaux, inconstitutionnels et médiatiques, qui ont perverti le réel et ont provoqué la manifestation du néoprimitivisme ; le monde des sectes s’est approprié le pouvoir des hommes en y exerçant sa séduction déloyale, afin de tirer de ses mauvaises actions un bénéfice financier avantageux pour lui-même, et dominer les hommes. Toutes les dominations — du monde des sectes — indépendantes se sont efforcées en commun d’obtenir deux appuis principaux : la force irrésistible de la dépendance de l’imagination et l’autorité de l’argent, la monarchie des finances. Ces appuis principaux favorisent l’amélioration du néoprimitivisme, dogme nuisible à notre espèce humaine. L’exploitation de l’homme par l’homme est la conséquence de toutes ces dispositions opposées à la constitution d’un État à la symbiose humaine. Toutes ces contraintes interhumaines ont donné naissance au néoprimitif, à l’enchevêtrement des corruptions et des conflits : l’orgueil pathologique, le caprice, la cupidité, la convoitise des jaloux, le délire du gourou(1) : le maître de la mystification. C’est lui, le gourou, le maître de la mystification, qui décida de rendre esclave le cerveau de l’homme en lui ôtant l’“AMOUR DE SOI” — le propre de la symbiose mentale, la table d’orientation instinctuelle ; la principale vitalité du cerveau qui associe toutes les facultés de lutter dans la vie : exiger, penser, savoir, vouloir, pouvoir, parler, écrire, régenter, gouverner, garantir toutes les sécurités —, et de le cacher en un endroit où il lui serait impossible de s’en souvenir. Le grand problème fut donc de lui trouver une oubliette sûre. Depuis le commencement, les maîtres de la mystification s’ingénient (avec l’aide de la cause fictive) à organiser la société néoprimitive, en préfabriquant des cerveaux esclaves. Le néoprimitivisme est l’école du monde des sectes, lesquelles se livrent entre elles à des guerres économiques, sans trêve et sans merci. Elles fonctionnent avec des œillères, pour ne rien voir d’autre que le profit financier (le nerf de la domination), la fin en elles est de générer de l’argent (comme moyen d’action) afin d’obtenir le pouvoir suprême, le fantasme des gourous ; opposé à la conscience biologique de l’homme intellectuel, qui n’a pas de fin en lui, puisqu’il est en perpétuelle évolution. Le système des maîtres de la mystification dépend du fantasme, de l’imagination spirituelle et religieuse, lesquels utilisent le savoir-faire de la philosophie et de la psychologie fictives, sans tenir compte de l’autorité biologique de l’amour, la dignité humaine. En revanche, ce qui pose problème c’est l'emploi que font les gourous de ces techniques qui détournent l’amour de soi, le principe fondamental de la symbiose du cerveau et du progrès interhumain, uniquement pour l’argent qui assouvit leur propre orgueil pathologique. Ainsi, pour parvenir à cacher l’amour de soi, les maîtres de la mystification ont mis en jeu toutes les ressources de leur imagination, afin de divertir l’homme et de l’occuper à chercher cet amour de soi partout ailleurs, très loin de lui-même. D’abord, les maîtres de la mystification ont commencé progressivement par accoutumer l’homme à l’absence des tensions psychologiques, à la sensation agréable que procure la satisfaction des besoins matériels. Ce qui a incité l’homme à apprendre, à travailler, et à utiliser en premier — les nécessités du deuxième genre : les techniques, les concepts, les méthodes du progrès humain ou le confort matériel et financier — ce qui devait l’être en dernier ; mais ce qui devait être appris en premier — les nécessités du premier genre : l’amour de soi, l’amitié, la famille, la sécurité, etc. —, est oublié. Depuis des milliers d’années, les maîtres de la mystification ont su entretenir le cerveau esclave, pour garder les secrets qui empêchent l’amour de soi de se libérer, de sortir de son oubliette. Sans cesse, à toute heure, en tout temps, les maîtres de la mystification ont su, à l’insu des hommes, entretenir la dépendance de l’imagination : les signes de la magie, le canular, la peur, l’ignorance, etc. L'homme sonde l’espace, a fait le tour de la Terre et de la Lune, va à la conquête de l’univers vers Mars, Jupiter… explore, escalade, plonge et creuse en vain, à la recherche de quelque chose d’idéal, qui le frustre ; de quelque chose qu’il ignore, mais qui l’intrigue ; de quelque chose de désappris, qui se trouve en lui, à son insu. Replié sur lui-même, l’homme est resté abandonné et solitaire au plus profond de l’imagination dont il dépend, où il a inutilement et exclusivement cherché. Sauf dans les profondeurs de son cœur, là où réside sa table d’orientation, l’autorité biologique de l’amour de soi, sa dignité humaine détrônée et “oubliée”. C’est là, le seul endroit où l’homme ne pensait jamais à aller chercher. » Les maux qui dévorent les hommes sont le fruit de leur choix ; et ces malheureux cherchent loin d'eux les biens dont ils portent la source. (Samos de Pythagore, v. 570-490 av. J.-C.) - Grèce __________________ (1) Gourou — C’est un maître de la mystification, il a un ascendant sur les personnes qu’il dirige et qui participent à ce groupe, le gourou utilise des techniques de séduction déloyale pour assujettir ses victimes. Copyright 2005. Nicolas Jean-Antoine Sénia. Soyaux – France. Mercredi 1 Mars 2006
Nicolas Jean-Antoine Sénia
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